• Continuons donc à faire fructifier nos investissements passés...

    Première embûche : j'avais laissé le gabarit de base chez mes parents, ici Paris je n'avais que la base de corsage, j'ai donc retranché les valeurs d'aisance ajoutées à cette base et ajoutées celle pour chemisier lors de la construction de cette base de chemisier.
    Vu ce qu'a donné le corsage, j'ai ajouté 1cm en tout sur les hanches par rapport à ce qui est préconisé. J'ai construit une manche montée pour chemisier (va en s'élargissant vers le bas pour pourvoir faire des plis ou des fronces), un poignet, un pied de col et un col. Au passage et pour la première fois je me suis dit qu'ils avaient fumé chez esmod: pour eux, hauteur de tombant de col = 2 hauteur de pied de col. Or ça ne correspond pas à ce que je peux constater sur les chemises d'hommes que j'ai sous la main, sur lesquelles la valeur du tombant est à peine plus élevée que celle du col. J'ai donc coupé la poire en deux : pied de col 3cm, tombant 5cm et on verra.

    Ensuite j'ai repassé le tissu parce les carreaux étaient un peu tordus et que j'ai bien l'intention de les couper raccord pour un montage optiquement parfait.


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  • Avec 1m50 de coton à motif mini pied-de-poule (pied-de-poussin ?), du fil bleu et blanc, une poignée de boutons blancs, quelques coups de ciseaux et d'aiguilles :

    Corsage terminé ! A qui le tour ?

    La longueur de manche pifométrique est ok, la mamelle est bien en place, mais la largeur hanches est tout de même limite. Quant au col taillé d'une pièce (pied et tombant), j'ai vu large: pour info ici le tombant fait 6cm.
    Plus de photos par ici

    Pour les mouvements de bras, tendus vers l'arrière c'est bien, vers l'avant c'est limite au tiers inférieur de l'emmanchure, m'enfin c'est le modèle qui veut ça; heureusement le tissu est un peu strech.

    Ce succès m'a motivée à entreprendre la construction du chemisier dans la foulée.


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  • L' étape suivante à été de construire la base des manches corsage. Après une première tentative où je me suis trompée en prenant la longueur d'emmanchures sans surplus au lieu de prendre celle de la base de corsage construite ensuite, j'ai donc obtenu ma base de manche que j'ai décalqué telle quelle en mettant 63 cm de longueur de bras. Un peu au pif parce que je n'arrive jamais à estimer la longueur de mon bras (cf la bleuet à manches longues qui était censée m'arriver au poignet...).

    Ensuite j'ai repris ma base de corsage pour en faire un patron de corsage à découpe bretelles : 2 parties devant, 2 parties dos, qui se rejoignent au milieu de l'épaule, les pinces étant absorbées dans les coutures.

    Puis, pour signer le caractère exceptionnel du projet, je me suis attelée à ce que je n'avais JAMAIS pris la peine de faire auparavant, à savoir décatir mon tissu et le repasser avant de le découper (pas bien, pas bien, pas bien).


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  • Je me suis enfin lancée dans la construction d’une base de patron de corsage d’après la méthode de coupe à plat de l’Esmod que j'ai du acheter il y a, hum, 3 ans ?

    Ce qui m'a plu dans cette méthode, avec laquelle j'avais eu l'occasion de me familiariser par la réalisation de la jupe lors d'un week-end couture, c'est son côté carré et efficace, à visée professionnelle. J'aime la géométrie, et quand on me dit de tracer quelque chose, je veux que l'on définisse clairement les repères, les règles usuelles, les raisons de faire chaque chose demandée.

    Matériel nécessaire: 1 mètre ruban, 1 crayon de papier, 1 stylo, 1 gomme, du papier en rouleau, 1 paire de ciseaux et 1 équerre, la plus grande possible. Et 1 livre. 1 pistolet pour tracer les courbes peut aider, mais ce n'est pas indispensable.

    Il aurait été sage de commencer par réaliser un gabarit aux mesures standard du 40, mais j’ai préféré prendre mes mesures (ouh vilaine, on t'a jamais dit qu'il ne faut jamais prendre ses mesures soi-même, surtout une nuit de pleine lune ?), et y appliquer les directives de construction. Cela impliquait notamment une taille plus haut placé et pas tout à fait horizontale (1cm plus haut sur le devant), ce qui a créé un gros effet peau de banane sur la construction des emmanchures devant. Il a fallu que j’injecte ½ cm de carrure devant en plus (d’ailleurs, c’est le plus dur dans la prise de mesure je trouve, de déterminer les points de mesure des carrures dos et devant (chez Esmod ils s'emmerdent pas, ils montrent ça avec un ruban tendu sur un mannequin aux bras coupés :-/ )), en retire ½ sur l’épaule et 1 sur la hauteur des côtés pour avoir une emmanchure suffisamment haute et pas trop creuse (que pour le coup j’ai basée sur une taille 40).

    Puis j’ai reporté ce patron de base sur une autre feuille pour construire une base de corsage, toujours en deux parties – un dos, un devant -, qui comprend elle les surplus d’aisance. Et à partir de cette base de corsage, j’ai construit sur une nouvelle feuille le patron final pour un corsage dont les pinces poitrine sont déplacées dans la pince taille principale. C'était le moment de voir si mon entreprise avait les reins solides : j’ai fait une toile (comme une nouille j’ai oublié d’intégrer en plus les valeurs de coutures, j’ai donc piqué en zigzag au ras des bords pour perdre le moins de tissu possible), j’ai essayé, et là… pas de drame, mais de la joie débordante, puisque ça tombait parfaitement !

    La prochaine étape sera donc de faire un patron de robe ou de chemisier cintré avec des manches, et d’essayer celui-ci directement avec du tissu comme pour de vrai !


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